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Tâlib

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Sujet : Pour information ...
Ajouté le : 20/07/2005 12:20
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Bismillâhir Rahmânir Rahîm
As'salamalaykoum wa rahmatoullâhi wa barakatouh,


Partageons quelques articles sur l'information et l'actualité nationale et internationale ...

Quand la DST profane le Coran
par Ali Berthet, le mardi 19 Juillet 2005


Après quatre jours de garde à vue, Madame Bach est sortie libre. C’est le mardi 21 juin 2005 à 6H, que cette habitante de Montpellier La Paillade (34), mère de trois enfants est menottée avec son époux et en présence de leurs enfants. Des hommes et des femmes en cagoule et en armes, agissant pour le compte du contre espionnage français (DST), les ont emmenés. Dans une lettre rendue publique la semaine dernière dont SaphirNet a vérifié l’authenticité, Madame Bach dénonce les conditions de son interrogatoire.

« Marocaine, je bois, je fume et je t’emmerde »


Une musulmane dans une salle face à ses interrogateurs. On l’oblige à retirer son Hijab. On lui défait sa chemise pour dévoiler le haut de ses seins en l’encourageant de quelques compliments ironiques sur ce décolleté et la beauté de ce corps qu’elle cache sous son voile. Elle essuie des railleries sur le Coran auquel elle se réfère. Objectif : déstabiliser le sujet. La scène ne se passe pas à Guantanamo. Elle se passe en France, à Montpellier. La femme est Madame Bach, épouse de Hamid Bach, présumé terroriste et soupçonné de préparer des attentats contre des objectifs situés en Italie.

Agé de 35 ans, Hamid Bach est mis en examen et écroué le lundi 27 juin dans le cadre de l’enquête sur « filière irakienne ». Actuellement à la prison de Fleury Mérogis (91), il est poursuivi pour « détention de substances explosives en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. »

Durant sa garde à vue, Madame Bach est interrogée par l’agent « Khadija ». Un prénom qui lui évoque celui de la « mère des croyants », épouse du Prophète de l’islam et première femme devenue musulmane. « Khadija » opère en présence de ses collègues de la DST. Dans une lettre touchante détaillée qu’elle diffuse par l’intermédiaire de ses proches et auprès du Conseil régional du culte musulman du Languedoc Roussillon, Madame Bach écrit :
« L'interrogatoire commence par le pourquoi du port du voile qui, de plus, est de couleur noire ; les motivations de ce choix et de leur réciter des versets coraniques s'y rapportant. A ma réponse naïve à toutes ces questions, Khadija Ragragui, la femme de Loi m'a répondu : « moi je suis Marocaine, je bois, je fume et je t'emmerde. » Entre temps, quand j'essayais de dissimuler mes cheveux sous ma tunique, cette même personne me les ressortait en me faisant l'éloge de ma « beauté ». L'interrogatoire se poursuit toujours en me posant des questions d'un air intéressé sur des sourates ainsi que sur des versets du Coran. « Qu'est-ce que ton Allah dit sur la sourate des femmes ? » Une fois ma réponse émise, « mon amie Khadija » me suggéra de m'asseoir sur le Coran et de me servir des versets pour essuyer mes déjections. Evidemment les termes utilisés par cette personne sont autrement plus vulgaires que je n'ose même pas les rapporter ici. »

Deux exemplaires du Coran déchirés

Peu satisfait de ce harcèlement moral, l’interrogatoire se fera plus physique comme l’écrit madame Bach :
« les tapes sur la tête, les gifles accompagnées d'insultes du style : « ânesse, saleté, ***, manipulatrice, intégriste, terroriste… » Toute cette scène s'est déroulée sous les encouragements et les applaudissements de ses collègues du sexe fort. Certains se permettaient des : vas-y Khadidja, tu vas y arriver. Toutes ces humiliations ont été subies dans des conditions inhumaines :

- Station debout pendant tout l'interrogatoire, seul repos accordé : une à deux heures de sommeil (allongée) par nuit.
- Deux à trois gobelets d'eau par jour.
- Refus de me remettre mon foulard pour accomplir mes prières quotidiennes.

J'aurai beaucoup d'autres exemples à fournir, mais cela prendrait trop de temps, car le calvaire a duré 96 heures. »


Madame Bach a finalement été relâchée, aucun chef d’inculpation n’ayant été retenu contre elle. Elle a retrouvé ses enfants et a pu regagner son domicile passé au peigne fin par les enquêteurs. Au milieu de ses meubles renversés, des ses tableaux éventrés et de son papier peint arraché, elle a eu la surprise de découvrir ses deux exemplaires du Coran déchirés. Quant à ses bijoux et son porte-monnaie, ils se sont volatilisés. Madame Bach a pris un avocat et a décidé de porter plainte pour le traitement subi pendant ces quatre jours.

Source : http://www.saphirnet.info

Was'salamalaykoum wa rahmatoullâhi wa barakatouh.

*** Message édité par Tâlib le 20/07/2005 13:21 ***


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Tâlib

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Ajouté le : 20/07/2005 13:25
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La Mecque, une cible potentielle selon Tancredo
Par Assmaâ Rakho, le mercredi 20 Juillet 2005

Selon Al Jazeera, la chaîne qatarie d’information en continue, les représentants de la communauté musulmane des Etats-Unis sont en colère. Les propos du député républicain Thomas Tancredo en sont la cause principale. Celui-ci aurait en effet préconisé la destruction des lieux saints de l’Islam, et en particulier La Mecque, si son pays était à nouveau touché par des attaques telles que celles du 11 septembre 2001.

C’est lors d’un débat télévisé jeudi dernier dans l’Etat de Floride que Thomas Tancredo, député de l’Etat du Colorado, aurait émis cette hypothèse. Il répondait ainsi à une question du présentateur qui lui demandait quelle pourrait être la réponse des Etats-Unis si le pays était attaqué de la part de « musulman extrémistes fondamentalistes ».

Le Conseil des relations américano-islamiques, présenté comme étant la plus puissante organisation de défense des droits des musulmans aux Etats-Unis, ne souhaite pas laisser passer de tels propos qu’elle considère comme dangereux. Et c’est dans cette optique qu’elle a exprimé sa volonté de voir le député s’expliquer sur ses déclarations.

M. Tancredo aurait ainsi déclaré qu’une des réponses possibles à une éventuelle attaque terroriste serait « la destruction de leurs lieux saints », à savoir ceux de l’Islam, acquiesçant ensuite en réponse à la question du journaliste qui lui demandait si cela signifiait la destruction de La Mecque par exemple.

Dans un communiqué diffusé dimanche, le député s’explique en avançant que « parmi les différentes options qui se présentent à nous afin d’empêcher toute attaque éventuelle existe celle d’exprimer clairement notre possibilité de détruire ces lieux ».

Les représentants de la communauté musulmane ont demandé au parti républicain du Colorado en particulier et des autres Etats américains en général, de condamner de tels propos tenus par l’un des leurs. De plus, ces mêmes représentants demandent au député incriminé de présenter officiellement ses excuses à la communauté musulmane.


To be continued .../


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Tâlib

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Ajouté le : 20/07/2005 13:43
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La vérité, enfin (sur les menées du Mossad) ?
Par Michael Collins Piper

Certains hauts responsables du renseignement militaire américain pensent que le Mossad (service israélien du renseignement extérieur) est particulièrement « impitoyable et retors ».
Pour eux, il s’agit d’un « fauve échappé de sa cage, capable de viser des forces américaines, en faisant tout pour que cela ait l’air d’un acte commis par des Palestiniens ou des Arabes ».


(Des officiers américains : « (Après un attentat), le Mossad accuse souvent les Arabes. Mais, bien souvent, le « suspect numéro 1 » d’un acte de terrorisme est en réalité un « leurre », travaillant pour (ou dupé par) les vrais responsables)

Certains hauts responsables du renseignement militaire américain pensent que le Mossad (service israélien du renseignement extérieur) est particulièrement « impitoyable et retors ». Pour eux, il s’agit d’un « fauve échappé de sa cage, capable de viser des forces américaines, en faisant tout pour que cela ait l’air d’un acte commis par des Palestiniens ou des Arabes ».

Cette affirmation, qui devrait (nous) ouvrir les yeux, au sujet du plus proche allié supposé des Etats-Unis, figure en première page du Washington Times, un certain 10 septembre 2001 – c’est-à-dire : juste à la veille des attentats perpétrés aux Etats-Unis, qui ont été attribués à des « Arabes ».

Le Washington Times indique que cette accusation très sérieuse portée par des officiers américains contre Israël figure dans un rapport de soixante-huit pages, remis par soixante officiers à l’Ecole de l’Armée américaine pour les Etudes Militaires Avancées (une grande école formant de futurs officiers).

Puis, quelques heures après les attentats du 11 septembre, un analyste pro-israélien très connu, George Friedman, a affirmé qu’Israël était le premier bénéficiaire de ces attentats :

« Le grand gagnant, aujourd’hui – que cela soit intentionnel ou non – c’est l’Etat d’Israël », écrivit alors Friedman. Du même, sur son site ouèbe, http://www.statfor.com, ces propos : « Il n’y a aucun doute : les dirigeants israéliens sont soulagés ». Et cela, au lendemain des attentats aux Etats-Unis. Explication : les bénéfices qu’Israël allait en retirer.

Les interrogations soupçonneuses de l’armée américaine sur de possibles provocations israéliennes, couplées à la suggestion de notre analyste renommé disant qu’Israël était le « grand gagnant » du 11 septembre, donnent un nouveau relief à un article de The Village Voice, du 3 août 1993, affirmant que le Mossad pouvait être impliqué (ou, au minimum, en avait connaissance au préalable) dans l’attaque « terroriste arabe » contre le World Trade Center.

Les événements du 11 septembre doivent être examinés avec la plus extrême prudence, compte tenu du fait qu’Israël a un long « état de sévices », s’étant fait une spécialité de planter des « leurres » - assassinats orchestrés et actes de terreur – à ses propres fins, tout en accusant des pays tiers innocents de ces (et de ses…) crimes.

La plus connue des occurrences où Israël a eu recours à un « leurre » pour dissimuler ses propres traces est, sans aucun doute, l’ignominieuse affaire Lavon. En 1954, plusieurs attentats terroristes furent orchestrés par Israël, contre des cibles britanniques en Egypte. La responsabilité fut dirigée sur le mouvement des Frères Musulmans, opposé au régime du président égyptien Gamal Abdul-Nasser. Toutefois, la vérité sur ce déferlement de terreur fut retrouvée dans un télégramme – demeuré un certain temps secret – du colonel Benjamin Givli, chef du service de l’intelligence militaire israélien, qui soulignait l’objectif visé par cette vague d’attentats :

« Nous devons briser la confiance que l’Occident peut placer dans le régime égyptien actuel. Ces actions devraient provoquer des arrestations, des manifestations et des désirs de revanche. Leur origine israélienne doit être strictement dissimulée, tandis que l’attention doit être détournée le plus possible vers tout autre piste plau/pos-sible. Le but est d’empêcher que l’Egypte reçoive une quelconque aide économique – a fortiori, militaire – de l’Occident ».

Finalement, la vérité au sujet de l’implication israélienne fut révélée au public, et Israël fut fortement secoué, au plan international, dans les mois qui suivirent ce scandale. Des éléments politiques rivaux, à l’intérieur d’Israël, utilisèrent ce scandale comme une patate chaude, qu’ils se renvoyaient mutuellement. Mais la vérité sur l’utilisation par Israël, d’un « leurre », d’une victime expiatoire, attira l’attention du monde entier, démontrant à quel point Israël était prêt à sacrifier des vies innocentes à sa stratégie générale d’expansion de son influence au Moyen-Orient.


Tant qu’à faire, on accuse des « extrémistes de droite »

Un obscur mouvement d’ « extrême droite », Action Directe, fut accusé d’un attentat contre le restaurant Goldenberg, à Paris, le 9 août 1982. Six personnes furent tuées, et 22 furent blessées. Le chef d’Action Directe était Jean-Marc Rouillan. Il opérait auparavant dans la région méditerranéenne sous le pseudo de « Sebas », et il était connu pour ses liens avec le Mossad. Toute référence de la collaboration de Rouillan avec le Mossad fut occultée des rapports officiels publiés à l’époque.

Toutefois, l’Agence d’information nationale algérienne, qui entretient des liens avec les services français du renseignement, a accusé le Mossad d’avoir utilisé Rouillan à ses fins terroristes. Ce sont des officiers du renseignement français mécontents qui ont été soupçonnés d’avoir transmis cette information. Plusieurs hauts responsables des services français de renseignement ont démissionné, en protestation contre l’occultation de la complicité du Mossad dans les crimes exécutés (sur ses ordres) par Rouillan. Toutefois, il ne s’agit pas là de la seule opération de diversion opérée par le Mossad sur le territoire français.


Faux indices

Le 3 octobre 1980, la synagogue de la Rue Copernic, à Paris (16ème ardt) fut la cible d’un attentat à la bombe. On déplora quatre morts et neuf blessés. La frénésie qui s’empara des médias français à la suite de cet attentat se répandit dans le monde entier. Certains rapports tenaient « des extrémistes de droite » responsables de cet attentat. Néanmoins, aucun des « extrémistes de droite » interrogés par la police ne fut arrêté : tous furent innocentés. Aux plus hauts échelons du renseignement français, toutefois, un index de suspicion fut pointé sur le Mossad.

D’après un de ces rapports, « Le 6 avril 1979, la même unité terroriste du Mossad, aujourd’hui soupçonnée d’avoir perpétré le carnage de la rue Copernic, a fait sauter l’usine – très étroitement gardiennée – de la CNIM, à La Seyne-sur-Mer, près de Toulon, dans le sud de la France, usine dans laquelle un consortium d’entreprises françaises construisait un réacteur nucléaire destiné à l’Irak.

Le Mossad persilla le site de l’usine CNIM, détruite par l’explosion, d’ « indices », accompagnés d’appels téléphoniques anonymes à la police suggérant que le sabotage aurait été l’œuvre d’un « groupe écologiste »… « Des gens qui n’auraient pas fait de mal à une mouche », commenta une des sources.

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Tâlib

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Ajouté le : 20/07/2005 13:44
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On repasse le plat

Le 28 juin 1978, des agents israéliens ont fait sauter une bombe sous une voiture particulière rue Sainte-Anne, à Paris, tuant Muhammad Boudia, militant de l’OLP. Immédiatement après, la police parisienne reçut un appel téléphonique anonyme accusant Boudia d’implication dans un trafic de drogues et attribuant son assassinat à la mafia corse. Une enquête permit d’établir, plusieurs mois après, que des agents des opérations spéciales du Mossad avaient perpétré cet assassinat terroriste.

En octobre 1976, cette même unité du Mossad avait kidnappé deux étudiants d’Allemagne de l’Ouest, Brigette Schulz et Thomas Reuter, dans leur hôtel parisien. Des « indices » judicieusement placés et des appels téléphoniques anonymes firent croire un moment qu’une organisation « néonazie » avait exécuté cet enlèvement. Le renseignement français établit que les deux jeunes Allemands avaient été secrètement « expédiés » par avion en Israël, où ils avaient été drogués, torturés, et contraints à « avouer leur complicité » dans des activités de l’OLP. Après quoi ils avaient été mis au secret dans l’un des tristement célèbres pénitenciers politiques israéliens.

En février 1977, un citoyen américain d’origine allemande, William Jahnke, vint à Paris pour quelque réunion confidentielle, pour affaires. Il ne tarda pas à disparaître, ne laissant aucune trace. La police parisienne fut anonymement avisée que Jahnke avait été impliqué dans une affaire de pots-de-vin dans les hautes sphères de la Corée du Sud, et qu’il avait été « éliminé » après que l’affaire eut mal tourné. Une équipe spéciale d’enquêteurs du SDECE, principal service français du renseignement, finit par découvrir que Jahnke avait été « terminé » par le Mossad, qui le soupçonnait de vendre des informations secrètes à la Libye. Entre autres détails, sur cette affaire sordide, le SDECE découvrit que Jahnke avait été « désigné » au Mossad par son propre ancien employeur : la CIA !


On charge les Libyens

L’une des opérations, utilisant un « dindon de la farce », et réalisées par Israël, fut une vaste histoire de propagande, visant à discréditer le dirigeant libyen Muammar Qaddhafi. Au cours des premiers mois du mandat du président Ronald Reagan, les médias américains propagèrent un roman-feuilleton, selon lequel une « unité de tueurs libyens » se trouvait aux Etats-Unis, afin d’assassiner le président. Cela eut le don d’enflammer l’opinion publique contre la Libye.

Du jour au lendemain, toutefois, cette histoire d’ « unité de tueurs libyens à gage » disparut des gazettes. On venait de découvrir que la source de ce bobard était un certain Manucher Ghorbanifar, un ancien agent de la Savak (police secrète iranienne dont les liens étroits avec le Mossad étaient de notoriété publique). Même le libéral Washington Post reconnut que la CIA elle-même savait que Ghorbanifar était un menteur, qui « avait inventé cette histoire de tueurs libyens, afin de causer des problèmes à l’un des ennemis d’Israël ».

Le Los Angeles Times avait, déjà auparavant, vendu la mèche en relatant les histoires d’horreur d’Israël. « Ce sont les services de renseignement israéliens, et non les responsables de l’administration Reagan », écrivait le Times, « qui ont diffusé certains rapports extrêmement alarmants au sujet d’une soi-disant équipe de tueurs libyens, envoyés aux Etats-Unis afin d’y assassiner le président Reagan et d’autres hauts responsables de l’Etat… Israël, dont des sources informées disent qu’il « voulait un prétexte qui aurait entraîné une mise au ban de la Libye pour très longtemps », cherche vraisemblablement à monter l’opinion publique américaine contre la Libye, afin d’obtenir son soutien à une frappe militaire contre Qaddhafi. »

Autrement dit, Israël avait réussi à faire passer l’ex-agent de la Savak Ghorbanifar, pour une source fiable aux yeux de Washington. En réalité, Ghorbanifar n’était qu’un « faux drapeau » de désinformation, agité par le Mossad. Il s’agissait d’une énième opération de tromperie d’Israël, visant à faire accuser la Libye de ses propres méfaits, en utilisant un « faux drapeau » (la Savak iranienne), afin de faire retomber la faute sur un autre « faux drapeau », la Libye…

Il est quasi certain que le Mossad est responsable de l’attentat à la bombe contre la discothèque La Belle, à Berlin Ouest, le 5 avril 1986. Néanmoins, des objurgations sur des preuves « irréfutables » de la responsabilité libyenne furent entendues. Un militaire américain fut tué. Le président Ronald Reagan répliqua par un bombardement en Libye.

Toutefois, des sources internes aux services de renseignement ont indiqué être persuadés que le Mossad avait concocté une fausse « preuve » de la responsabilité libyenne. Le chef de la police de Berlin Ouest, Manfred Ganschow, chargé de l’enquête, a innocenté les Libyens, déclarant : « Il s’agit d’une affaire éminemment politique. Certaines des preuves mentionnées à Washington n’en sont peut-être pas du tout. Il ne s’agit que de présomptions politiques, avancées pour des raisons politiques. »


Au tour des Syriens…

Le 18 avril 1986, Nezar Hindawy, un Jordanien âgé de trente-deux ans, fut arrêté à Londres après que des agents de sécurité eurent découvert que l’un des passagers d’un avion de ligne israélien en partance pour Tel Aviv, Ann Murphy, transportait une plaque de plastic (explosif puissant et malléable) dans un double-fond de son bagage à main.

Mademoiselle Murphy dit aux hommes de la sécurité que le détonateur (camouflé en calculette) lui avait été remis par son fiancé, Hindawi. Celui-ci fut accusé de tentative de sabotage et de tentative de crime.

On fit courir le bruit qu’Hindawi aurait avoué. Ses services auraient été loués par le général Mohammad Al-Khouli, directeur des services de renseignement de l’aviation (militaire) syrienne. D’autres personnes furent citées, dont l’ambassadeur de Syrie à Londres. Les autorités françaises avertirent le Premier ministre britannique qu’il y avait anguille sous roche : en l’occurrence, l’instigation israélienne. Cela fut confirmé, ultérieurement, par la presse occidentale.


Mince : on a failli oublier l’OLP !

En 1970, le roi Hussein de Jordanie reçut des renseignements mettant gravement en cause l’OLP, accusée de fomenter son assassinat et un coup d’état. Furieux, Hussein mobilisa ses forces armées, en préparation de la purge de l’OLP, connue sous le nom de « Septembre Noir ». Des milliers de Palestiniens vivant en Jordanie furent raflés, certains dirigeants palestiniens furent torturés et cela se termina par des milliers de réfugiés chassés de Jordanie vers un nouvel exil au Liban.

De nouvelles informations, venues au jour après l’assassinat de deux agents éminents du Mossad à Larnaka (Chypre), suggèrent que toute l’opération avait été montée par le Mossad, sous la direction de l’une de ses principales dirigeantes, Sylvia Roxburgh. Après avoir fait tomber dans les rets de son irrésistible séduction le roi Hussein, cette femme fatale fut l’héroïne d’un coup majeur du Mossad, destiné à déstabiliser l’ensemble du camp arabe.

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Tâlib

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Ajouté le : 20/07/2005 13:46
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En 1982, juste après que l’OLP ait décidé de ne plus recourir au terrorisme, le Mossad répandit sa désinformation au sujet d’ « attaques terroristes » contre des colonies israéliennes proches de la frontière nord, prétexte à une invasion à grande échelle du Liban. Des années après, même des porte-parole israéliens éminents, tel l’ancien ministre des Affaires étrangères Abba Eban, admirent que les informations au sujet du « terrorisme de l’OLP » étaient sorties de l’imagination des agents du Mossad.

Il convient aussi de noter que l’assassinat manqué, à Londres, de l’ambassadeur israélien Shlomo Argov, fut, dans un premier temps, attribué à l’OLP. Cette tentative d’assassinat a été citée par Israël au nombre des prétextes pour son invasion du Liban, en 1982. En réalité, ce diplomate faisait partie des « colombes » israéliennes, et il penchait pour un règlement à l’amiable du conflit entre Israël et l’OLP. Il était donc une cible des plus improbable pour la colère de ce mouvement.

Il semble bien que cette tentative d’assassinat ait été effectuée par le Mossad – là encore, en guise de « leurre » - afin de faire, d’une balle, deux coups : a) éliminer un « pacifiste » domestique beaucoup trop amical à l’égard des Palestiniens et ; b) attribuer, ce faisant, un énième crime (le mensonge de trop ?) à l’OLP…


Source : American Free Press
Traduction : Marcel Charbonnier pour le site
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=934&type=analyse


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